J’ai toujours été choquée par les images terribles des bateaux de fortune sombrant avec tant de gens à bord dans la Méditerranée et me sens désemparée et impuissante face à ses drames. J’ai de l’admiration pour les bénévoles qui, à Lampedusa ou ailleurs, s’occupent des migrants qui ont la chance de s’en sortir.
Dans mon petit confort français, je me demandais comment aider ces mêmes personnes qui, après bien des galères, arrivaient à Mâcon.
J’ai commencé par faire partie d’un collectif qui aidait une famille albanaise installée dans mon village. Cela m’a permis d’entrevoir les contradictions de l’Etat français : entre l’illusion d’une France terre des droits de l’homme et la réalité des faits.
J’ai connu « Cent pour un toit » grâce à des amis. J’ai tout de suite adhéré à l’idée d’aider des jeunes, de les épauler dans leur insertion et de les mener vers l’autonomie.
Par cette association, mon action pouvait être plus concrète, alors je suis entrée au conseil d’administration.
Lorsque j’aurai pris ma retraite, mon objectif est de devenir référente. Je suis en admiration pour ces jeunes qui ont tout quitté dans l’espoir d’un avenir meilleur et je souhaite compenser à mon échelle, les lacunes de mon pays, par mon engagement à leur côté.